Dans le domaine du développement durable, Orléans fait figure d’exemple. Son député-maire, l’UMP Serge Grouard, rapporteur du Grenelle II de l’Environnement, a d’ailleurs reçu récemment un prix du ministère de l’Ecologie pour l’application de son agenda 21 : « Orléans ne va bien sûr pas à elle seul modifier la donne mondiale, mais elle peut servir d’exemple et donner des idées à d’autres villes », répète-t-il à l’envi depuis sa réélection en 2007.
Dernière initiative en date, après avoir imposé quelques mesures concrètes comme la régulation de la température à 19° dans les bâtiments municipaux, la construction d’une chaufferie biomasse dans le quartier de La Source, l’installation de panneaux solaires photovoltaïques et d’un mur végétalisé ou l’acquisition de véhicules propres (électriques ou au gaz) pour la ville : le lancement d’un bilan carbone.
De quoi s’agit-il ? De calculer et de convertir les kilométrages effectués et les quantités d’énergie consommées par les services de la ville en tonnes d’équivalent carbone. Partant de ce diagnostic, confié au cabinet parisien EcoAct, reconnu par l’Ademe (l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie), il suffira par la suite, chaque année, d’effectuer une comparaison avec ce premier bilan et d’agir sur les quantités de CO2 rejetées afin d’atteindre, d’ici 2020, l’objectif fixé par la France et l’Europe, de – 20%. Tous les services de la ville, de la mairie aux écoles, en passant par la patinoire ou les piscines, entre autres, seront concernés par cette action et invités à effectuer des économies d’énergie.