
L’objectif de cette autoroute de la mer est de désengorger les axes routiers transpyrénéens et de réduire l’impact environnemental du transport de marchandises, notamment en termes d’émissions de CO2, en proposant un transfert des camions de la route vers la mer.
Un premier navire permettant d’embarquer 150 tracteurs routiers, leurs remorques et leurs conducteurs, assure désormais 3 rotations par semaine entre les deux ports français et espagnols, afin d’éviter leur circulation routière sur près de 1000 km.
La montée en puissance progressive du service permettra de réaliser jusqu’à 7 rotations par semaine. L’objectif est d’atteindre un report de 100 000 poids lourds par an sur la façade Atlantique. La liaison est exploitée par le groupe Louis Dreyfus Armateurs et son partenaire italien Grimaldi. Les deux ports de Nantes-Saint Nazaire et Gijon ont pour leur part réalisé les travaux d’infrastructures nécessaires et les procédures simplifiées.
Un système de transports durable
Dominique BUSSEREAU, le secrétaire d'Etat aux transports a déclaré : « La mise en service de cette première autoroute de la mer s’inscrit pleinement dans la nouvelle politique de transports que nous menons avec Jean-Louis BORLOO dans le cadre du Grenelle de l’Environnement. Elle préconise un transfert modal vers les transports plus respectueux de l’environnement.» Lors de l’acte d’inauguration, organisé dans le port de Musel à Gijon, le ministre espagnol, Jose BLANCO LOPEZ a déclaré que cette mise en service « favorise le fait que notre système de transports soit de plus en plus efficace, durable et rentable »